Parmi les outils que les hommes ont conçus pour explorer le monde, la chronomètre de marine a permis, dès le 18è siècle, de mesure avec précision la longitude. Un progrès inestimable pour tous les marins du monde soucieux de se situer avec exactitude sur l’immensité liquide.
Certes, la cadran solaire permettait déjà de calculer la latitude avec, au milieu du 18è siècle, une précision de moins de deux kilomètres. Mais combien de batailles navales perdues, de chargements égarés, de navires en perdition au seul motif qu’on ne savait pas calculer la longitude en mer avec précision…
L’enjeu est tel que dès 1598, le roi d’Espagne promet 2000 écus à qui résoudra le problème.
En 1600, Henri IV offre 100 000 livres et en 1714, le Board of longitude crée un prix de 20 000 livres à qui permettra d’obtenir une mesure de la longitude à un demi-degré près, soit une cinquantaine de kilomètres tout de même…
L’invention du pendule horloger par Huyghens va débloquer la situation. Les horlogers du 18è siècle vont pouvoir mettre au point une machine qui a enfin le pied marin.
Faire le point avec l’heure embarquée à bord devient aisé, toucher au but devient la norme. Un formidable coup de pouce est ainsi donné à la culture européenne.
Pour son second voyage, l’explorateur britannique Thomas Cook peut par exemple se fier à un « guide sans défaillance », une copie de la première montre utilisée comme instrument de marine.
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