Quoi de plus élémentaire qu’une baguette plantée dans le sol ?
Son ombre, pivotant autour de sa base, varie au cours de la journée en fonction de la course du soleil et permet de repérer les instants clés du jour. Comme le zénith, à midi, lorsque l’ombre est la plus courte. Les chinois prétendent avoir utilisé 2 400 ans avant notre ère cet instrument simplissime qu’est le gnomon (du verbe grec « connaître », « indiquer »).
On sait que les Incas, les Aztèques l’ont aussi employé. On dit aussi que les Babyloniens le firent connaître aux Grecs. Quant aux Egyptiens, ils ont construit avec leurs obélisques, tel celui rapporté place de la Concorde par Napoléon, des gnomons gigantesques pour mesurer la journée, mais aussi pour repérer les solstices, donc les saisons, et partager ainsi l’année.
Au 3è siècle avant notre ère, Eratosthène parvient même à calculer le diamètre de la Terre à partir de deux obélisques, situés l’un à Alexandrie, l’autre à Syène, avec une précision qui laisse pantois les astronomes d’aujourd’hui.
Mais le gnomon a un gros défaut : la longueur et la position de son ombre varie de manière complexe selon les saisons, ce qui rend les calculs approximatifs. A moins qu’on n’améliore le dispositif en le transformant en…cadran solaire.
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