Le gnomon partageait le jour, puis l’année, le cadran solaire va plus loin en permettant de repérer l’heure et de calculer la latitude. Pour cela, vers le 3è siècle avant J.-C., les Grecs empruntent aux Chaldéens la division du jour et de la nuit chacun en 12 parties. Il ne reste plus qu’à graduer la table sur laquelle se déplace l’ombre pour indiquer les heures du jour. Celles-ci sont dites temporaires : du lever du jour au coucher, on compte douze heures, hiver comme été, la durée des heures variant ainsi selon les saisons.
Une avancée décisive a été d’incliner la baguette du gnomon en direction du pôle Nord céleste afin qu’il soit parallèle à l’axe de rotation de la Terre. Désormais, l’ombre, quelles que soient la saison et la course du soleil, indique la même direction et évolue de manière régulière. Seule sa longueur varie. Sous cette forme aboutie, la cadran solaire est parti pour une longue carrière : cadrans sphériques, plats, horizontaux ou verticaux…toutes les formes sont possibles et l’imagination est au pouvoir.
Au 18è siècle, régler sa montre au cadran solaire est indispensable. D’où la mode de peindre des cadrans sur les murs et de les enjoliver de sentences sur la fuite du temps. Et jusqu’au début du 20è siècle, on utilise des cadrans solaires très précis, appelés « méridiennes » pour remettre à l’heure les pendules des gares. Car jusqu’à la fin du 19è, chacun vit encore à l’heure locale !
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