Attestée à Babylone avant le 16è siècle avant notre ère, la clepsydre (du grec « voleur d’eau ») est une horloge à eau. Le liquide s’écoulant d’un vase gradué par un trou, on mesure le temps soit par la baisse du niveau dans ce vase, soit par la montée de l’eau dans le récipient qui la reçoit.
Problème : la vitesse d’écoulement diminue au fur et à mesure que le vase se vide. Il faut donc être très astucieux pour pallier ce défaut en graduant le vase en conséquence pour l’étalonner…Un jeu d’enfant pour les Egyptiens qui construisent 1600 ans avant J-C. des clepsydres très sophistiquées. Celle de Karnak donne même l’heure à 10 mn près !
Réveil matin chez les Grecs, l’instrument est aussi utilisé, dans les tribunaux athéniens, pour mesurer le temps de parole des orateurs.
Grâce aux découvertes en matière d’hydraulique, de mécanique et d’air comprimé, il va connaître ensuite un joli succès à Alexandrie, Athènes, Byzance…
Les clepsydres s’adjoignent alors des automates, des roues à eau, des pompes, des siphons, des trompettes, parfois pour une raison sérieuse, parfois aussi pour le seul besoin du divertissement.
Diffusée en Europe, notamment via la culture arabe, la clepsydre fascine les contemporains du Moyen Age qui développent les instruments à automates. En Allemagne, à Cologne au 12è siècle, les fabricants de clepsydre occupent même toute une rue, la Urlogingasse.
Alors là Jean, bonne question, à laquelle, je n’ai pas trouvé de réponse ...
Urlogingasse d’où Horloge ?