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Il faut bien que jeunesse se passe, selon l'adage. En ce cas, aidons-la à la passer de la meilleure façon en commençant par répondre à leurs interrogations et en anticipant celles qu'ils nous posent sans nous le dire...
Jeudi 26 Janvier 2006

L’horloge n’accompagne pas seulement le développement économique et colonial de la société occidentale capitaliste. Elle prend place au centre d’une nouvelle organisation sociale basée sur le couple temps/travail.
Dans l’idéologie protestante qui domine une partie de l’Europe aux 17è et 18è siècles, le temps devient une denrée, le temps devient une éthique de vie.
Méthodistes et Evangélistes exaltent par exemple les bienfaits du travail autour d’une exhortation maîtresse : »fais plein usage de ton temps, comme il est de ton devoir ».
Au 19è siècle, naît l’usine, un lieu où le temps est devenu la principale mesure du travail. Le geste lui-même perd de la valeur au profit de la vitesse à laquelle il est accompli. Et le salaire devient plus la rétribution d’un temps passé à travailler que d’un savoir-faire.
C’est le temps du taylorisme et des grands débuts de la productivité. Le temps est une denrée, le temps est de l’argent.
Après s’être méfiés de l’horloge, les ouvriers se rendent compte qu’ils ont intérêt à porter une montre, pour ne pas laisser aux seuls patrons le contrôle du temps de travail.
A la fin du siècle, la montre est d’ailleurs le premier objet à être produit pour la consommation de masse et des compagnies horlogères produisent aux Etats-Unis des montres à un dollar accessibles à tous.
En France, c’est Besançon qui s’impose comme la capitale française de l’horlogerie.

Gaëlle • 20:22 • (0) Commentaires • (0) Trackbacks
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