« Bientôt les arts vont être appelés à de nouveaux progrès par l’uniformité des poids et des mesures, dont le type unique et invariable, pris dans la mesure même de la terre, fera disparaître la diversité, l’incohérence, l’inexactitude ». Emportés par leur idéal révolutionnaire et l’envie de décréter une ère nouvelle en même temps qu’ils créaient un nouveau régime, les révolutionnaires du 18è siècle décident en 1793 l’instauration d’un nouveau calendrier et la décimalisation de l’heure.
Désormais la journée sera de dix heures, l’heure de 100 minutes et la minute de 100 secondes. Bien plus pratique ! se disent les esprits éclairés de l’époque.
Certes. Mais c’était sans compter les résistances et la force de l’habitude.
Après bien des difficultés de mise en œuvre, les horlogers ne se bousculant par exemple pas pour fabriquer des montres décimales, la réforme est abandonnée six mois à peine après son entrée en vigueur.
On y revient cependant un siècle plus tard, à l’époque où le « Time is money » s’impose dans les esprits des ingénieurs.
Mais de l’idéal universel des révolutionnaires de 1789, on a glissé vers l’idée d’un temps uniforme, conçu d’abord pour le développement de l’industrie, puis pour imposer la culture occidentale aux populations colonisées par les puissances européennes.
Pendant longtemps, chacun en matière d’heure a vu midi à sa porte.
Jusqu’en 1891 très exactement, date à laquelle le gouvernement français a décidé que désormais, sur tout le territoire national, les horloges indiqueraient la même heure, c’est-à-dire l’heure légale (aussi appelée heure civile) de Paris.
Ce qui semble si évident aujourd’hui ne l’était pas à l’époque : chaque ville avait en effet son heure à elle, basée sur la course du soleil. Rien d’illogique à cela : quand le soleil pointe le bout de ses rayons à Strasbourg, les Brestois doivent attendre 49 minutes pour le voir apparaître.
Tant qu’on ne se déplaçait qu’à cheval, sans horaire précis, cet alignement sur l’heure solaire ne gênait personne.
Mais avec le développement des transports, et surtout l’arrivée du chemin de fer, il devenait plus délicat de faire partir un train d’une ville et de le voir arriver dans une autre avec un décalage horaire parfois important.
Prenant exemple sur la Grande-Bretagne, la France uniformise donc son heure trois ans après elle. Elle est vite imitée par les Etats-Unis qui doivent néanmoins, compte tenu de l’étendue de leur territoire, créer quatre fuseaux horaires d’Est en Ouest pour imposer à tous leurs concitoyens « l’heure des chemins de fer ».
En 1900, quand la montre devient un objet industriel de série et que les scientifiques cherchent déjà comment renouveler l’horlogerie mécanique, les horlogers sont au sommet de leur art.
Inquiets, ils produisent le chef d’œuvre des chefs d’œuvre, celle qui pendant tout le 20è siècle eût droit au titre impressionnant de « Montre la plus compliquée du monde ».
Pour produire cet instrument exceptionnel, Junod, horloger à l’atelier bisontin Leroy se retire du monde, recevant nourriture et linge propre par un guichet découpé dans la porte de son appartement et ne sortant que la nuit pour réfléchir lors de longues promenades nocturnes.
Le résultat est à la hauteur de tant de sacrifices : la montre, commandée par un client portugais fou d’horlogerie, donne 24 informations autres que l’affichage des heures, des minutes et des secondes, soit 24 « complications ».
L’heure dans 125 villes du monde, les ciels de Paris, Lisbonne et Rio de Janeiro, des informations calendaires multiples, un thermomètre, un baromètre, une boussole, un altimètre…et même un hygromètre à cheveu : il fallut presque huit ans pour mener à bien cet ouvrage incroyable.
En 1989, à l’ère de l’ordinateur, le Suisse Patek Philipp a produit une montre encore plus compliquée. C’est la Leroy 01, qu’on peut admirer au Musée du Temps de Besançon.
« C’est assez de dire l’importance de ces nouvelles méthodes, qui va rapidement croissant. Elles nécessitent encore beaucoup d’études et de soins, mais l’avenir leur réserve sans doute une place considérable dans l’ensemble des techniques de mesures ».
En 1938, l’auteur de ces lignes a le nez fin.
L’horloge à quartz fait se premiers pas dans les laboratoires et éblouit les physiciens par sa capacité à mesurer le temps aussi bien que la fréquence.
Pourquoi le quartz ? Parce que lorsqu’on soumet ce minéral à un champs électrique, il vibre de manière constante. Dans la montre à quartz, qui s’est généralisée dans les années 80 (95% des montres fabriquées aujourd’hui), le courant alternatif créé par la batterie et un oscillateur fait vibrer une plaquette de quartz 32 768 fois par seconde. Ces vibrations servent à subdiviser le temps de manière très fine.
Dans les années 1950, le mariage du quartz avec l’atome dans l’horloge atomique augmente encore les possibilités.
En 1967, on peut redéfinir la seconde en s’appuyant sur la vibration d’un atome de césium.
Aujourd’hui, la chronométrie semble ne pas accepter de limites, avec une précision d’une seconde tous les 300 millions d’années. Et l’on parle déjà pour bientôt d’une précision d’une seconde tous les 3 milliards d’années !
Inventée pour donner de l’information, la montre est le premier « microsystème ».
Disposant de sa propres source d’énergie, portée par l’homme, conçue à son échelle, elle est aussi le premier des objets « nomades » qui ont envahi notre vie. Ce qui lui manque ? La communication à distance, la capacité à transporter des données, à aider à la décision.
Si les objets qui équipent l’homme d’aujourd’hui ont développé ces sens, c’est grâce à la maîtrise du temps. Ordinateur, téléphone portable, montre multifonctions, agenda, terminal de paiement, pacemakers, caméra…(et l’on parle pour demain du vêtement téléphone !) combinent plusieurs technologies pour nous offrir des fonctions multiples et sont bourrés de puces électroniques. Or tout système électronique doit être complété par une horloge interne, indispensable à sa régularité et à sa performance. Un peu comme un orchestre, dont la prestation est la somme du travail des différents musiciens et qui a besoin d’un chef, ces objets ont besoin d’une « base de temps » faisant inter-agir et communiquer entre elles leurs différentes technologies. C’est le résonateur. Une nouvelle génération est née avec le GPS. Son principe : la détermination de distances par la mesure du temps de propagation aller-retour d’un signal. Une technologie employée pour les communications et devenue indispensable à la poursuite de l’exploration de l’univers.
Un musée pour le temps.
Une si belle et longue histoire que celle de notre rapport au Temps mériterait bien un musée. Non pas pour figer une aventure en perpétuelle évolution, mais pour en retracer les grandes étapes jusqu’à aujourd’hui.
Capitale de l’horlogerie française oblige, c’est à Besançon que le musée du temps est installé. Dans la palais Granvelle, très exactement, l’un des plus beaux édifices Renaissance de l’Est de la France, construit entre 1534 et 1543 pour Nicolas Perrenot de Granvelle, conseiller privilégié de l’empereur Charles Quint.
Depuis juin 2002 le musée expose sur 1500 m² (4000 m² à terme) des collections issues de l’histoire urbaine, horlogère, scientifique et industrielle de Besançon et des collections témoignant de l’actualité des sciences et techniques européennes en rapport avec la mesure du temps.
S’y promener, c’est découvrir des moments essentiels de l’histoire de l’Europe occidentale : de la course à la précision des 16è et 17è siècles, le choc électronique du 20è siècle et l’avènement du quartz et de l’atome. C’est aussi voir tourner la Terre grâce à une réplique spectaculaire de 13 m de haut du pendule de Foucault. C’est également expérimenter de manière ludique les principes scientifiques évoqués, grâce à des maquettes interactives. Bref, c’est avoir sur le temps, un regard croisé à l’intersection des sciences, de la philosophie et de l’art.
Concernant la réponse au sondage: suite à une discussion avec Sébastien.
Il suffit simplement de faire “enregistrer sous”, ensuite vous y répondez librement, quand vous fermez le fichier, vous validez vos choix.
Ensuite, vous ouvrez votre boîte mail, et faites “joindre un fichier”....(effectivement à vous de savoir où vous l’avez “enregistré sous")
Le mot Europe viendrait du mot grec Ereb, mot apparu au VII ° siècle avant Jésus-Christ. L’Ereb désignait le royaume des grecs et la région du couchant.
Europe était aussi le nom d’une déesse, fille du roi de Phénicie, transportée en Grèce par Zeus, le roi de l’Olympe et amateur de jolies femmes, qui l’aurait kidnappée.
Les pères de l’Europe :
Winston Churchill (Grande Bretagne)
Robert Schumann (France)
Jean Monnet (France)
Konrad Adenauer (Allemagne)
Paul Henry Spaak (Belgique)
Alcide de Gasperi (Italie)
Le dossier :
Source : Vie Publique
A) Définition et création
B) Le Conseil de l’Europe
C) L’héritage commun des européens
D) Les valeurs défendues par l’Union Européenne
E) Les symboles de l’Union Européenne
II) Les Institutions Européennes
A)La Constitution
B)Le Conseil Européen
C) La Commission Européenne
a) Présentation
b) Son rôle
D)Le Conseil de l’Union Européenne
a) Présentation
b) Sa fonction
E) Le Parlement Européen
a) Son rôle
b) Son fonctionnement
F) Le Comité des Régions
G) La Cour de Justice
H) La Cour des Comptes
III) La citoyenneté européenne
A) Être citoyen européen
B) Les droits et les devoirs
C) La charte des droits fondamentaux
D) La défense des droits du citoyen
E) La Cour Européenne des droits de l’homme
F) L’espace Schengen
Définition et création, Conseil de l’Europe, héritage commun, valeurs et symboles.
L’Union européenne (UE) est l’association volontaire d’États européens, dans les domaines économique et politique, afin d’assurer le maintien de la paix en Europe et de favoriser le progrès économique et social.
Depuis le 1er mai 2004, l’UE compte 25 membres. Aux 15 États déjà membres (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Danemark, Irlande, Royaume-Uni, Grèce, Espagne, Portugal, Autriche, Finlande, Suède) sont venus s’ajouter 10 nouveaux États (Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie).
Le 1er janvier 2007, la Bulgarie et la Roumanie adhèreront à l’UE. La Turquie et la Croatie ont le statut de candidat à l’Union, mais la Croatie pourrait y adhérer dès 2007.
L’UE a été créée par le traité sur l’Union européenne (TUE) signé à Maastricht le 7 février 1992 et entré en vigueur le 1er novembre 1993. Elle est l’aboutissement du processus commencé en 1951 avec la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). Elle rassemble trois ensembles appelés « piliers » :
- le pilier communautaire constitué de trois communautés : la CECA, la Communauté européenne (ex-CEE) et la Communauté européenne de l’énergie atomique ou « Euratom » ;
- le 2e pilier concerne la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) ;
- le 3e pilier constitué par la coopération policière et judiciaire en matière pénale. L’UE dispose d’un « cadre institutionnel unique » : les mêmes institutions fonctionnent dans les 3 piliers, mais avec des pouvoirs différents selon le pilier concerné.
L’UE est une organisation unique. Ce n’est ni une fédération, ni une confédération d’États, ni pour certains une organisation internationale, car elle n’a pas juridiquement de personnalité juridique qui lui permettrait de conclure, par exemple, des accords avec des États extérieurs. Cependant, dans les faits, la doctrine reconnait généralement à l’Union cette personnalité, puisqu’elle a déjà conclu des accords avec des États tiers. Enfin, l’UE possède des institutions fortes auxquelles les États membres ont transféré une partie de leurs compétences.
Le Conseil de l’Europe est une organisation intergouvernementale regroupant aujourd’hui 45 États membres. Il a été créé par le traité de Londres du 5 mai 1949 signé par 10 États (Belgique, Danemark, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède). Le Conseil de l’Europe apparaît comme l’organisation des États attachés à la démocratie libérale et au pluralisme politique. Ainsi, ses objectifs principaux sont :
- de défendre les droits de l’homme et la prééminence du droit ;
- de rechercher des solutions aux problèmes de société ;
- de développer la stabilité démocratique en Europe.
Le Conseil de l’Europe siège à Strasbourg au Palais de l’Europe. Il se compose :
- d’un Comité des ministres rassemblant les ministres des Affaires étrangères des États membres ou de leurs représentants permanents. C’est l’instance de décision du Conseil ;
- d’une Assemblée parlementaire dont les membres sont désignés par les parlements nationaux ;
- d’un Secrétaire général, élu par l’Assemblée parlementaire pour 5 ans, qui coordonne les activités du Conseil ;
- du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l’Europe, organe consultatif, représentant les collectivités locales.
Il ne faut pas confondre le Conseil de l’Europe avec :
- l’Union européenne (UE). Ce sont deux organisations différentes, même si les 15 États membres de l’UE font également partie du Conseil de l’Europe ;
- le Conseil européen, institution de l’UE, réunissant les chefs d’États et de gouvernements des États membres ;
- le Conseil de l’Union européenne, ou Conseil des ministres, institution de l’UE rassemblant les ministres des gouvernements des États membres.
L’héritage culturel que partagent les Européens est le fruit d’une histoire commune. En effet, la majorité des pays d’Europe ont partagé plusieurs d’expériences :
- l’Empire romain et la mise en place d’un droit écrit ;
- le christianisme comme facteur structurant de l’Europe au Moyen-Âge ;
- la philosophie des Lumières porteuse de progrès démocratiques et d’un idéal de liberté individuelle ;
- la Révolution industrielle avec le développement du capitalisme et de la protection sociale ;
- les guerres mondiales et l’exigence d’une paix durable.
Cet héritage commun se matérialise dans la recherche de la garantie des droits et libertés fondamentaux.
Cependant, malgré cet héritage commun, l’Union européenne (UE) présente des diversités culturelles. Ainsi, on peut opposer les pays de langues germaniques et anglo-saxonnes du nord de l’Europe, à ceux de langues latines et romanes du sud. Ensuite, si l’UE est majoritairement chrétienne, elle se partage entre catholiques, protestants et orthodoxes.
De plus, le processus d’élargissement pose de façon accrue des questions sur cet héritage commun. Ainsi, parmi les 10 futurs membres de l’UE figurent des pays de langue slave (ex : République tchèque, Slovaquie, Slovénie). Mais c’est surtout l’éventuelle adhésion de la Turquie qui pose problème. Cet héritage commun peut-il constituer un critère d’adhésion ? Dans ce cas, la Turquie en serait exclue. En fait, derrière le problème de l’élargissement et de l’héritage commun des Européens, c’est la définition culturelle des limites de l’UE qui est en question.
« L’Union est fondée sur les principes de la liberté, de la démocratie, du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, ainsi que de l’État de droit ». C’est ainsi que le traité sur l’Union européenne (TUE), signé à Maastricht en 1992 et complété par le traité d’Amsterdam (1997), définit les principes et valeurs de l’Union.
Ceux-ci ont été confirmés et complétés par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (2000) : « l’Union se fonde sur les valeurs indivisibles et universelles de dignité humaine, de liberté, d’égalité et de solidarité ; elle repose sur le principe de la démocratie et le principe de l’État de droit ». Cependant, cette Charte n’est pour l’instant pas contraignante pour les États membres, car elle n’a été intégrée à aucun traité.
La définition de ces valeurs et principes est le fruit d’une évolution. En effet, la construction européenne se situait au départ exclusivement sur un plan économique. Mais progressivement, les différents textes ou traités ont définis des valeurs communes aux États membres. Ainsi, le traité de Rome (1957) évoquait uniquement « les sauvegardes de la paix et de la liberté ». Mais dans l’Acte unique (1986), les États se déclaraient « décidés à promouvoir ensemble la démocratie en se fondant sur les droits fondamentaux ».
Cette communauté de principes peut s’expliquer, en partie, par l’héritage commun que partagent les États membres, en particulier celui des philosophes des Lumières et des préoccupations sociales. Ils constituent désormais des éléments de l’identité de l’Union. D’ailleurs, les États qui souhaitent adhérer à l’UE doivent obligatoirement les respecter pour pouvoir se porter candidat (art. 49 TUE).
Les symboles de l’Union européenne sont au nombre de quatre.
Le drapeau européen
En 1986, le drapeau aux douze étoiles à cinq branches disposées en cercle sur un fond bleu devient le drapeau officiel de l’Union. Ce drapeau était depuis 1955 celui du Conseil de l’Europe. Ce dernier n’est pas une institution de l’UE, mais une organisation intergouvernementale chargée de promouvoir la démocratie et le pluralisme politique et de défendre les droits de l’homme.
Le nombre d’étoiles n’est pas lié au nombre d’États membres et ne changera pas avec les élargissements futurs. Leur nombre de 12 symbolise la plénitude et la complétude. Leur disposition en cercle représente la solidarité et l’harmonie entre les peuples de l’Europe. Chaque pays conserve parallèlement son drapeau national.
L’hymne européen
En juin 1985, les chefs d’État et de gouvernement réunis en Conseil européen à Milan décident de faire de « l’Ode à la joie », prélude du dernier mouvement de la 9e symphonie de Beethoven, l’hymne officiel de l’Union. Cette musique était déjà l’hymne du Conseil de l’Europe depuis 1972.
L’Ode à la joie est la mise en musique du poème du même nom de Friedrich von Schiller qui évoque la fraternisation de tous les hommes.
L’hymne européen ne comporte pas de paroles officielles et ne remplace pas les hymnes nationaux des États membres.
La journée de l’Europe, le 9 mai
Au même Conseil européen de Milan de 1985, les chefs d’État et de gouvernement décident que chaque année se tiendra le 9 mai une «journée de l’Europe». Celle-ci commémore la Déclaration de Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, du 9 mai 1950. Ce texte appelait la France, l’Allemagne et d’autres pays européens à mettre en commun leur production de charbon et d’acier, première d’une organisation européenne. Le 18 avril 1951, le traité de Paris, signé par la RFA, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas, consacrait la mise en place de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA).
La monnaie unique, l’euro (€)
Depuis le 1er janvier 1999, l’euro est la monnaie unique de 12 des 15 États membres de l’UE. Cependant, les pièces et billets en euro ne circulent dans la zone euro que depuis le 1er janvier 2002. Bien que le Royaume-Uni, le Danemark et la Suède et les dix pays qui ont adhéré à l’Union européenne en mai 2004 ne fassent pas partie de la zone euro, on peut considérer que la « monnaie unique » constitue désormais un symbole concret et quotidien de l’Union européenne.
Constitution et Conseil Européen